LES PASSEURS

Ou sont les « PASSEURS » ?

« Les ciels en mouvance perpétuelle nous donnent une leçon de vie. Ils se déforment et se reforment sans cesse, toujours en tension vers la perfection. Mouvement permanent de formes et de couleurs empreintes de légèreté ou de lourdeur, de textures épaisses, grasses ou aériennes et de luminosités glacées ou chaudes, ils symbolisent la vie, l’existence du monde …avec ou sans l’homme.

Le ciel nous élève, la terre est notre matière, nous compose, nous nourrit.

Il me semble que la vision des peintres Hollandais du XVII siècle donnait une plus juste part au ciel, spirituel par nature. Or, aujourd’hui les peintres contemporains représentent rarement le ciel. Une nouvelle harmonie s’impose, le sens vient du haut ; inversant le rapport conceptuel entre Spiritualité et Matérialisme. Pour créer cette nouvelle réalité dans laquelle l’homme va retrouver une place harmonieuse, redonnons toute leur place aux observateurs : artistes, poètes, écrivains, philosophes, théologiens, sculpteurs, musiciens, peintres, chamans…, imprégnés d’une perception spirituelle du monde. »

 

Réinventons la place de l’Homme dans l’Univers !

Réinventons le mode créatif de la société en faisant appel au spirituel. Tel s’exprime le défi existentiel posé à l’homme en ce XXIème siècle.

L’Homme devrait être capable de mieux se réinventer dans le CHAOS.

Car tel est le paradoxe de la matière. Il nous faut s’arracher du CHAOS sans pouvoir, ni vouloir le rejeter. L’homme est aussi en son essence constitué du CHAOS originel.

Il doit composer avec. 

CHAOS immanent, partie constitutive de la nature humaine, jusque dans sa chair !

Mais l’Homme saura-t-il prendre de la hauteur, monter jusqu’au ciel, pour s’assimiler, souffrir …et de là, se transformer ?

Ne faut-il pas se libérer de la matière en la ramenant à l’essentiel ?

« Il est clairement perçu aujourd’hui que la réponse de l’Homme à ses vrais besoins s’enracine dans le Spirituel. Il nous faut maintenant mettre les actes en face de nos convictions. »

Notre besoin matériel constant, ne traduirait il pas notre incapacité à aimer, savoir recevoir et donner ?

Ce que nous ressentons tous, dans le vécu de notre existence quotidienne semble n’être que le reflet d’un vrai besoin d’amour.

 

Coexistence des créations et mystère des temps parallèles

« Une perception froide de mes tableaux pourrait faire penser qu’il y a quatre ou cinq peintres différents.

Il n’en est rien. Ces styles différents naissent et se créent simultanément, sans chronologie propre, car ils sont le témoignage d’une réalité qui expose des univers possibles, simultanés, lesquels deviennent réalité des lors qu’ils ont été imaginés.

Le peintre est un Passeur qui voit ce que les autres ne voient pas ou plus, il perçoit une réalité au travers d’un prisme qui lui est singulier.

Or, la physique quantique nous révèlerait qu’il y a autant de mondes parallèles qu’il y a d’instants qui s’égrènent…et je trouve séduisante la théorie des mondes multiples décrite par Hugues Everett. »

 Ces mondes existent parce que le peintre les donne à voir.

Les propriétés physiques à l’échelle microscopique de la matière, et notamment le changement de nature du photon dès lors qu’il existe un dispositif d’observation, affectent notre compréhension de l’univers. L’observateur, en effet peut-être l’œil de l’artiste, affecte par son regard la réalité du monde. Ainsi les tableaux montrent à voir une réalité effective du monde, interprétation ou vision qui prennent vie avec les couleurs projetées sur la toile. La réalité sans observateur n’existe pas.

La transposition à l’échelle macroscopique de cette propriété entraîne l’existence absolue d’un observateur au-delà de notre univers : Dieu ?, car sinon l’homme existerait-il ?

Nous comprenons dorénavant qu’une autre réalité existe, celle que les « PASSEURS » ressentent et exposent ; L’œil du peintre, l’oreille du musicien, les mains du sculpteur, le cerveau du philosophe, la voix du chaman ….

Tous doivent travailler à une conception nouvelle de l’homme dans l’univers.

Or aujourd’hui seuls les économistes, les hommes du pouvoir et les grands argentiers du monde travaillent sur le dossier de l’humanité.…

On évacue de notre construction du monde les perceptions sensorielles fondamentales, on se déconnecte de la nature.

C’est l’univers du Moi au détriment du « Soi », le « Moi » étant ce que je désire et le «Soi » ma place dans l’univers en création.

Notre CHAOS ambiant est en déséquilibre parce que le « Soi » diminue au profit du « Moi » !!

« L’individualité me semble dorénavant n’être qu’une illusion. Elle constitue un espace vide entre nous alors que nous sommes tous interconnectés, synchrones, atomes excités appartenant à la fois à plusieurs espaces; Nous sommes des univers superposés qui vivent en même temps des choses différentes … dans tous les sens du terme … avec l’observateur suprême dans le monde de l’au-delà… »

Ce n’est plus un univers mais un « multivers », composé d’interconnexions sidérales, le temps n’est plus un voyage, il est concomitant à tout dans l’échelle des valeurs.

Au début, au temps du Big bang, nous étions liés dans un grain d’énergie créatrice, et nous le sommes toujours, un et divisibles.

 

Jusqu’à la MATIERE…

Nous portons des mémoires diverses, celles des corps ; celles du vécu, celles du périnatal, celles des gènes …. Cette mémoire se transforme et évolue, l’acte même de regarder change tout !!

Plongez dans la matière et tout ce que nous savons disparaît ! Car ce ne sont que des relations qui se transforment dès que nous les observons. Dilemme scientifique qui relie la science et la foi !

Le solide n’est pas solide car l’idée du solide est une perception mentale inscrite dans un univers simple, dépassé dès lors que l’on y pense.

« J’aime ce monde de mouvances, d’errances à travers un inconnu structurant et en perpétuelle déstructuration … il se forme et se reforme sans cesse à la lueur de nos visions, de nos perceptions cumulées, immédiates, et toujours parfaitement synchronisées.

Il est stimulant à qui sait l’interpréter et humblement se situer …

Oui j’aime ce monde ! Il est riche, il est mouvant, il est beau si l’on veut qu’il le soit ou laid si l’on n’y croit pas.

« L’humilité » du rien dans l’infini, l’excitation du tout dans le néant !

Il est ce que l’on veut, à nous de choisir ! »

 

ET DEMAIN ET TOUJOURS… LA VIE !

Le bonheur est à portée de vue, de main, d’oreille et de compréhension…. Il est disponible pour tous et la conjonction de nos visions le rendra encore plus accessible.

L’univers n’est qu’une ombre, celle d’un œil à un instant donné, le photon de la création est maintenant présent, divisible, à multiples facettes. Notre tunnel de réalité n’est plus, chacun doit se forger le sien, et contribuer ainsi à la réalité tangible et qui pourtant n’existe pas, car à peine imaginée, elle change.

La vie est un grand rêve, une superbe pièce de théâtre, un beau tableau, une musique émouvante, une sculpture touchante… la mort n’existe plus !

Le monde dans lequel nous vivons n’est pas une réalité absolue. L’homme cependant fonde sa vie sur l’existence de cette réalité absolue, immuable, qui n’existe pas selon l’interprétation de la physique actuelle, si tant est que nous considérons objectivement que nous ne sommes que des énergies fugaces de l’univers.

Espace et temps sont interconnectés en permanence et fusionnent avec le mouvement.

Merci le Ciel.

 

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